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En recensant les tueries de masses aux Etats-Unis, le FBI propose un « profil » de l’acteur, appelé « active shooter », du massacre de masse, « mass shooting incident ». On définit une tuerie de masse si l’acte prend place dans un espace publique et s’il provoque au moins quatre morts, en comptant le tueur s’il meurt dans l’action, que ce soit par un suicide ou bien par le tir d’un policier. Ainsi nous pouvons les différencier des règlements de compte ou encore des crimes.

Ces tueries de masse sont préméditées, avec une volonté de tuer un maximum de monde. Elles sont assez rapides, 12 minutes en moyenne selon le FBI, mais dans 37% des cas, moins de 5 minutes. Toujours selon le FBI, dans 97% des cas, le tueur est un homme et souvent seul (dans 98% des cas).

Mais il y a des exceptions. Souvenons-nous des tueries de Columbine le 20 avril 1999 qui a fait 13 morts dans une école secondaire, et celle de Westside Middle School le 24 mars 1998 qui a fait 5 morts. Dans ces deux cas, les tueurs étaient à deux.

L’âge moyen de l’ « active shooter » est de 35 ans dit le FBI. Pourtant, et c’est là un des gros problèmes aux Etats-Unis, ces tueurs sont quasiment tous repérés comme déséquilibrés avant leurs attaques, et pourtant sur les 143 armes identifiées lors des massacres qui se sont passé de 1982 à 2012, 70% de ces armes ont été achetées légalement.

Ces tueries de masse se produisent le plus souvent dans des établissements scolaires ou des lieux de travail. Entre 2000 et 2010, une centaine d’agressions et de tueries ont été recensées aux Etats-Unis. Certes, les vigiles sont depuis formés à reconnaître de potentiels « active shooter » en repérant des élèves particulièrement anxieux, déprimés, confus, bizarres ou encore aux propos décousus, mais cela ne s’avère pas très efficace.

Or, plus on se penche sur les profils de tueurs de masse, plus il est difficile d’en reconnaître un qui les regroupe tous, et plus on se rend compte que les tueurs sont un peu Monsieur-tout-le-monde, il peut être n’importe qui. On pourrait éventuellement s’appuyer sur le fait que la plupart des tueurs sont déséquilibrés comme nous l’avons dit plus tôt, mais encore une fois nous sommes face à un paradoxe : toutes les personnes déséquilibrées ne sont pas forcément des tueurs de masse ou bien de potentiels « active shooter ».

De plus, il peut y avoir des raisons biologiques et non psychologiques à ces comportements anormaux. Août 1966, Charles Whitman, 25 ans, fait 15 morts et 32 blessés dans l’université d’Austin au Texas. Il est finalement abattu par la police. Pourtant dans son testament, Charles Whitman décrit d’ « étranges pulsions homicides » et suggère une autopsie. Il s’avère que C.W. avait une grosse tumeur dans un secteur cérébral qui régule l’agressivité.

Ainsi, faire de la prévention contre les tueries de masse aux Etats-Unis s’avère extrêmement compliqué.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Dans le graphique ci-contre, nous prenons les auteurs des 20 tueries les plus importantes aux Etats-Unis. Sur 20 auteurs, 11 sont des déséquilibrés et 5 sont d’anciens militaires. Parmi eux nous comptons aussi un suprémaciste blanc et un ancien employé. Mais qu’est-ce qu’un suprémaciste ? Le suprémacisme est une idéologie de supériorité et domination, qui affirme qu'une race, un sexe, une classe, une civilisation, une culture, une langue, une religion ou autre système de croyance est supérieure aux autres et doit les dominer, ou est en droit de le faire, par exemple l’idéologie nazisme. Ainsi, les suprémacistes blancs aux Etats-Unis sont souvent associés au Ku Klux Klan. Pour finir, 2 sont de possibles activistes non-américains c’est-à-dire des personnes qui privilégie l’action directe pour soutenir une cause, un idéal, une idéologie, un syndicat ou un parti politique. Leur action est une forme de militantisme avec comme particularité de braver la loi ou de commettre des action violentes.

Un profil de tueur de masse?

Source du graphique: Le Monde

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